mardi 2 octobre 2007

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale : un coup dur pour les assurés sociaux et un pas de plus vers la privatisation

Saint-Denis le 25 septembre 2007

Le gouvernement a présenté hier son projet de loi de financement de la Sécurité Sociale. Comme l’UIR-Cfdt pouvait s’y attendre, c’est une fois de plus les assurés sociaux qui mettront la main au portefeuille. C’est aussi l’illustration du cuisant échec de la réforme de 2004 dont les responsables annonçaient pourtant le retour à l’équilibre pour … 2007 ! Après les déremboursements des médicaments, l’installation d’une franchise de 1 euro, voici apparaître de nouvelles franchises sur les médicaments et les transports sanitaires. En faisant porter les efforts sur les seuls assurés sociaux, le gouvernement exonère les prescripteurs de leur responsabilité. D’autant plus que ces mêmes assurés ont déjà subi dans un passé récent l’augmentation du coût de la consultation.
Pour l’UIR-Cfdt non seulement ces nouvelles franchises ne règlent rien, mais elles auront comme conséquence de restreindre, voire d’exclure de l’accès aux soins toute une frange de la population Réunionnaise déjà défavorisée.
Par ailleurs, les dépenses de santé non remboursées sont ou peuvent être prises en charge par les mutuelles ou les assurances, faisant avancer ainsi un peu plus à chaque fois, et ce de manière hypocrite et insidieuse, la privatisation larvée de la Sécurité Sociale. L’assurance individuelle prenant en charge le risque de dépendance en est une preuve formelle.
Une fois de plus, ce gouvernement fait preuve d’iniquité tout en prétendant se soucier du pouvoir d’achat des citoyens. Un montant forfaitaire de contribution, donc sans rapport avec les revenus, est particulièrement scandaleux, surtout en matière de santé.
Enfin, le reversement de ces franchises au “Plan cancer et Azheimer” dénote une drôle de conception de la solidarité où les malades paient pour les malades.

Pour la Commission Exécutive
Le Secrétaire Général
Jean-Pierre RIVIERE

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