samedi 5 avril 2008

SGEN-CFDT : RÉFORME DE L'INDEMNITÉ TEMPORAIRE DE RETRAITE

Les annonces de Nicolas Sarkozy dans le cadre de la RGPP (Révision – ou “Rigueur” – Générale des Politiques Publiques) concernent, entre autres mesures, la “suppression progressive des surpensions versées aux fonctionnaires choisissant de s’installer pour leur retraite en outremer sans y avoir travaillé”.

Etat des lieux réglementaire et statistique du dispositif actuel

Il s’agit de ce que la réglementation en vigueur désigne sous l’expression “Indemnité temporaire de retraite”. Cette indemnité est servie à tous les fonctionnaires d’état prenant leur retraite dans certains DOM ou COM. Le taux diffère d’un département ou collectivité à l’autre : Réunion et Mayotte 35% ; St-Pierre et Miquelon 40% ; Nouvelle Calédonie, Polynésie Française, Wallis et Futuna 75%. Pas d’ITR pour la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane.
En 2005, 19 450 ITR ont été versées à La Réunion sur un total de 32 172, soit 60% du nombre total mais 45% des crédits engagés.
Autre donnée intéressante à souligner : sur les 19 450 bénéficiaires de l’ITR à La Réunion, 2/3 sont originaires de notre département.

Le fond du débat

Le Sgen-CFDT reste attaché aux valeurs d’équité, de justice sociale et de solidarité. Le dispositif ITR est sans nul doute inéquitable dans la mesure où il ne bénéficie qu’aux fonctionnaires d’état et non aux territoriaux ni aux hospitaliers, encore moins aux salariés de droit privé, dont le montant de la retraite dépasse rarement 50% de leur salaire.
D’autre part, notre système de retraite étant fondé sur le système de répartition, il n’est pas socialement justifié qu’une partie des retraités bénéficient d’une majoration de leur pension sur laquelle ils n’ont jamais cotisé. Bien sûr, ce ne sont pas les bénéficiaires qui sont responsables de cette situation, mais le dispositif qui est injuste.
On peut considérer que cette majoration se justifie par un coût de la vie supérieur à celui de la métropole. Dans ce cas, il faudrait que cette majoration soit attribuée à tous les retraités. En cette période de restrictions budgétaires, cela ne risque pas d’en prendre le chemin !

La forme et la méthode

Cette question de la réforme de l’ITR n’est pas nouvelle. Elle a été soulevée de nombreuses fois depuis une vingtaine d’années (Rapport RIPERT, Commission PÊCHEUR …).
Plus récemment, elle a fait l’objet d’un rapport déposé à l’Assemblée Nationale le 13 mars 2007 par le sénateur Jean-Pierre BRARD. Ce “rapport d’information” relatif à “l’amélioration de la transparence des règles applicables aux pensions de retraite et aux rémunérations outre-mer” avait été réalisé suite à un déplacement du sénateur au titre de la Commission des Finances du Sénat, dans les DOM et COM concernés. La CFDT l’avait rencontré lors de son passage à la Réunion.
Ce rapport de 91 pages fait un tour complet de la question et préconisait des évolutions du dispositif qui devaient être soumises à concertation préalable…


La conduite de la fameuse RGPP constitue un exemple flagrant d’absence totale de dialogue social. Ce plan, qui est un véritable arsenal de restrictions budgétaires tous azimuts a été élaboré dans le secret des cabinets ministériels en ignorant superbement les instances paritaires comme le Conseil Supérieur de la Fonction Publique. Lorsque le site internet consacré à la RGPP a été ouvert, tout était déjà quasiment plié et il ne restait plus qu’au Président de la République (pas au premier ministre, pas au ministre du budget) de faire les annonces qui avaient peut-être pour objectif premier de redorer un blason déjà bien terni …

Les annonces faites le 4 avril par le Président de la République sont sans ambiguité : il n’ y aura pas de concertation !

Pas plus que pour la décision de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite
Pas plus que pour les suppressions de postes dans l’éducation nationale
Pas plus que pour les futurs programmes de l’enseignement primaire.



Jean-Louis BELHOTE

Secrétaire Général du Sgen-CFDT Réunion

jeudi 3 avril 2008

EMPLOYES COMMUNAUX A SAINT-LOUIS : INTERCO RÉAGIT !

Jeu de massacre à Saint Louis
Depuis la prise de fonction de la nouvelle équipe municipale, des mutations tous azimuts interviennent : titulaires, intégrés, CDI, CDD, personne n’y échappe.
Le méli-mélo de Saint Louis
- des agents administratifs sont mutés sur des postes techniques
- des agents techniques sont mutés sur des postes administratifs
- des agents de la filière administrative se retrouvent catapultés dans la filière sociale
- des temps complets sont ratiboisés en temps partiels
La réorganisation qui désorganise Saint Louis
La réorganisation de service, tel est le motif avancé, orchestrée par des petits chefs « komander ». Comment s’étonner dès lors du résultat, c’est le chaos, s’en suivent pour les personnels : invectives, insultes, humiliations, pressions. Même les outils sont « réorganisés », les pioches aux manches raccourcis sont offertes sans doute pour améliorer le rendement et soulager les dos. Il ne manque plus que les stylos sans encre, les crayons sans mine, les pinceaux sans poils, les casseroles sans manches, les robinets sans poignets...
Quelles motivations
Pas besoin d’être sorti de la cuisse de Jupiter pour comprendre que pour une large part,ces mutations sont des mutations punitives, y a comme un goût de revanche par rapport à ce qui s’est passé en 2001. En 2001 la CFDT était aussi présente pour défendre les employés contre les attitudes nauséabondes de l’époque ; Les années passent et malheureusement les pratiques demeurent.
Cerise gâtée sur gâteau pourri
Toutes ces mutations scélérates n’ont évidemment rien de légales, car manifestement il y a non respect du cadre d’emploi, non respect des missions liées à chaque cadre d’emploi, quand ce n’est pas rupture du contrat de travail, des temps complets transformés en temps partiels.
La morale de Saint Louis.
C’est que ces gens aiment à utiliser leur left motiv : « man lé pas plis man lé pas moin, respek à nou » ; si pour une fois la collectivité pouvait l’appliquer dans l’autre sens, le personnel aurait à y gagner.
Tous à vos recours
N’oublions pas qu’au dessus du maire il y a un juge, en attendant d’être céleste, on se contentera du terrestre. Tous à vos recours gracieux avant les recours devant le Tribunal Administratif. Vous pouvez compter sur Saint Pierre, rue des bons enfants : la CFDT.

La CFDT : le courage de dire, la volonté de faire.

Comment redonner du pouvoir d’achat aux salariés ?

La dernière enquête de conjoncture de l’IPSOS montre que les Réunionnais sont inquiets sur leur avenir. Cette inquiétude, l’UIR-Cfdt la partage. Les hausses successives des prix des biens de consommation courante, la faible augmentation des salaires, la précarisation des emplois et un reste à vivre souvent grevé par des postes importants tels les loyers ne favorisent pas la consommation des ménages.
L’UIR-Cfdt appelle l’ensemble des partenaires sociaux notamment lors des négociations annuelles obligatoires à actionner l’ensemble des leviers (Prévoyance, mutuelle, titres restaurant, prime de transport ….) afin de redonner du pouvoir d’achat aux salariés et contribuer ainsi à la nécessaire consommation indispensable à l’économie réunionnaise.

lundi 31 mars 2008

FONDS EXCEPTIONNEL D'INVESTISSEMENT

FINANCEMENT DU FONDS EXCEPTIONEL D’INVESTISSEMENT PAR LA SUPPRESSION DES INDEXATIONS ET INDEMNITES TEMPORAIRES


Projet de Loi de programme pour le développement économique et la promotion de l’excellence outremer

L’UIR-Cfdt, qui a pris connaissance de l’avis adopté par le Conseil Economique et Social sur ce Projet de Loi en sa séance du 25 et 26 mars constate que cet avis, fait état, page 38, pour financer le “fonds exceptionnel d’investissement” (article 13 du Projet de Loi) de l’intention du gouvernement de recourir à une ressource provenant d’économies réalisées sur les indexations et indemnités temporaires.
Si le principe de mettre en place un fonds d’investissement afin de financer des équipements publics collectifs est sans nul doute louable, l’UIR-Cfdt ne peut accepter que cela se fasse sur le dos des salariés, au détour d’une loi de finances et sans aucune concertation préalable avec les représentants des personnels concernés.



Le Secrétaire Général

Jean-Pierre RIVIÈRE