jeudi 24 juillet 2008

SYNDICAT DEPARTEMENTAL DU PERSONNEL CIVIL DES ARMEES



COMMUNIQUE DE PRESSE
RESTRUCTURATIONS AU MINISTERE DE LA DEFENSE

La CFDT prend acte de la communication faite aujourd’hui par le ministre de la défense sur les fermetures et regroupements d’établissements.

- La CFDT dénonce une méthode d’un autre âge, délaissant tout au long du processus, les partenaires sociaux et les salariés.
- La CFDT dénonce une pseudo modernisation bâtie exclusivement sur des considérations financières.
- La CFDT dénonce la mise à sac de bassins d’emplois, au seul motif que « l’Etat n’est pas là pour faire de l’aménagement du territoire.
- La CFDT dénonce une démarche dont les victimes seront, encore, et une fois de plus les salariés.
- La CFDT dénonce un plan de destruction de l’outil de défense, dont la justification s’appuie sur un livre blanc rédigé dans une optique de restriction budgétaire.

L’outre-mer paye un lourd tribut à cette politique aveugle de destruction, puisque sont annoncées les fermetures en 2001 et au-delà de :

Pour La Réunion : La Base aérienne 181
Pour la Martinique : La Base aérienne 365
Le 33ème régiment d’infanterie de marine
Pour la Guadeloupe : Le 41ème bataillon d’infanterie de marine
Pour la Polynésie : La Base aérienne 190
Le Régiment d’infanterie de marine.

281 emplois dont 40 occupés par des personnels civils de recrutement local seront supprimés, les forces armées dans la zone sud de l’océan indien seront privées de tous moyens aéroportés, la surveillance des zones économiques exclusives sera relativement amoindrie.

Quelle logique a prévalue pour décider cette suppression et quelles seront les conséquences sur les capacités opérationnelles de La Réunion en matière de Défense ?

Le Secrétaire Départemental
BEYRONNEAU Patrick,

lundi 21 juillet 2008

OFFRE RAISONABLE D’EMPLOI : LE GOUVERNEMENT STIGMATISE LES CHOMEURS

En faisant voter dans l’urgence le texte relatif aux droits et devoirs des chômeurs, le gouvernement considère tous les chômeurs comme des tricheurs potentiels.
En durcissant les obligations du demandeur d’emploi, ils ne peuvent plus refuser plus de deux offres d’emplois considérées comme raisonnables, le gouvernement choisit la solution de facilité en s’attaquant aux plus faibles de notre société. A contrario, le texte ne dit rien sur le devoir d’accompagnement du service public de l’emploi envers les demandeurs d’emploi.
L’UIR Cfdt estime injuste que tous les demandeurs d’emplois soient mis à la même enseigne sans tenir compte des situations familiales et des offres du bassin d’emploi.
Pour l’UIR Cfdt, la solution n’est pas de mettre la pression sur les chômeurs mais de s’interroger d’une part sur les offres d’emplois non pourvues et les métiers en tension à la Réunion et ceci afin de vérifier que les offres d’emploi correspondent aux offres de formation, et d’autre part à la gestion de l’emploi et des compétences dans les entreprises réunionnaises.

Le Secrétaire Général
Jean-Pierre RIVIÈRE