L’INSEE vient de publier une étude sur le pouvoir d’achat des Réunionnais qui démontre, s’il en était besoin, une paupérisation de la population.
Avec un niveau de vie inférieur à la métropole de 430 euros et une augmentation de l’indice des prix à la consommation supérieur à la métropole, les réunionnais et notamment les salariés ne savent plus comment faire pour joindre les deux bouts et ne veulent surtout plus de discours incantatoires sur les bienfaits de la concurrence. Quand on sait par ailleurs que 57% des surfaces commerciales sont détenues par deux groupes, c'est-à-dire que quelque soit l’enseigne c’est toujours les mêmes qui ramassent la mise, nous sommes en droit de nous poser la question de la concurrence.
52% de la population réunionnaise vit sous le seuil national de la pauvreté. Ce chiffre inquiétant devrait faire réagir non seulement nos gouvernants qui nous conseillent de manger des produits MDD (Marges De Distributeurs) mais aussi l’ensemble de la classe politique, économique et sociale de notre pays. Le salarié pauvre, celui qui vit sous le seuil de la pauvreté, n’est pas un concept syndical mais bien une réalité dans ce pays.
L’UIR-Cfdt n’a pas de recette miracle, elle œuvre à la place qui est la sienne pour améliorer les conditions de vie de la population et pas seulement des salariés mais ce qu’elle craint par-dessus tout c’est qu’à force d’aller à l’eau, calebasse y péte.
Le Secrétaire Général
De l’UIR-Cfdt
Jean Pierre RIVIERE
vendredi 5 septembre 2008
dimanche 31 août 2008
STATIONS SERVICE : LES SALARIES OTAGES DE L’OPACITE DE LA DISTRIBUTION
Les gérants des stations service Total et Tamoil ont décidé d’une fermeture de leur station pour s’opposer aux pétroliers et ainsi sauver leurs marges et - accessoirement - le métier de pompiste.
On peut comprendre la légitimité de la riposte face à ces multi-nationales qui ont pour seule ambition d’engranger des bénéfices et de reverser des dividendes aux actionnaires et ce quelque soit le payeur.
Pour autant, l’UIR-Cfdt déplore le chantage à l’emploi auquel se livrent ces gérants. Ces derniers ne pensent à leurs salariés qu’aux moments des conflits avec les pétroliers. L’UIR-Cfdt condamne cette attitude.
Le rapport de la commission carburant de l’Observatoire de Prix et des Revenus, présidée par Monsieur Jean-Luc LANGENIER, faisait état non seulement du peu de coopération des acteurs de la distribution à la rédaction de ce rapport mais, ce qui est encore plus regrettable, d’un refus de transparence, notamment en matière des marges pratiquées par les distributeurs.
L’UIR-Cfdt dénonce l’attitude des distributeurs qui, dans le cadre de la négociation de la branche AUTO MOTO, s’opposent à ce que leurs salariés soient couverts par la Convention Collective Nationale du service à l’automobile. Si les distributeurs pensaient un tant soit peu à leurs salariés, ils auraient pu leur octroyer ce minimum de garantie sociale.
Pour l’UIR-Cfdt, il est grand temps d’accorder aux milliers de salariés de cette activité une réelle représentation syndicale. L’UIR-Cfdt revendique la création d’une véritable Branche de la distribution du carburant à la Réunion. Cette Branche serait le lieu du dialogue social où pourraient être abordées les questions des salaires, de la formation, de la prévoyance, de l’action sociale mais aussi des difficultés et du devenir du métier. La transparence sur les chiffres pourrait dissiper des interrogations et affirmer le rôle social des stations service dans notre économie. Au vu de la taille des entreprises, l’UIR-Cfdt propose qu’une élection, fixant la représentativité des organisations syndicales participant à la branche, soit organisée le même jour pour toutes les stations service.
Cette avancée sociale rendrait crédible les inquiétudes qu’ont les gérants de station service vis-à-vis de leurs salariés.
Pour l’UIR-Cfdt
Le Secrétaire Général
Jean Pierre RIVIERE
On peut comprendre la légitimité de la riposte face à ces multi-nationales qui ont pour seule ambition d’engranger des bénéfices et de reverser des dividendes aux actionnaires et ce quelque soit le payeur.
Pour autant, l’UIR-Cfdt déplore le chantage à l’emploi auquel se livrent ces gérants. Ces derniers ne pensent à leurs salariés qu’aux moments des conflits avec les pétroliers. L’UIR-Cfdt condamne cette attitude.
Le rapport de la commission carburant de l’Observatoire de Prix et des Revenus, présidée par Monsieur Jean-Luc LANGENIER, faisait état non seulement du peu de coopération des acteurs de la distribution à la rédaction de ce rapport mais, ce qui est encore plus regrettable, d’un refus de transparence, notamment en matière des marges pratiquées par les distributeurs.
L’UIR-Cfdt dénonce l’attitude des distributeurs qui, dans le cadre de la négociation de la branche AUTO MOTO, s’opposent à ce que leurs salariés soient couverts par la Convention Collective Nationale du service à l’automobile. Si les distributeurs pensaient un tant soit peu à leurs salariés, ils auraient pu leur octroyer ce minimum de garantie sociale.
Pour l’UIR-Cfdt, il est grand temps d’accorder aux milliers de salariés de cette activité une réelle représentation syndicale. L’UIR-Cfdt revendique la création d’une véritable Branche de la distribution du carburant à la Réunion. Cette Branche serait le lieu du dialogue social où pourraient être abordées les questions des salaires, de la formation, de la prévoyance, de l’action sociale mais aussi des difficultés et du devenir du métier. La transparence sur les chiffres pourrait dissiper des interrogations et affirmer le rôle social des stations service dans notre économie. Au vu de la taille des entreprises, l’UIR-Cfdt propose qu’une élection, fixant la représentativité des organisations syndicales participant à la branche, soit organisée le même jour pour toutes les stations service.
Cette avancée sociale rendrait crédible les inquiétudes qu’ont les gérants de station service vis-à-vis de leurs salariés.
Pour l’UIR-Cfdt
Le Secrétaire Général
Jean Pierre RIVIERE
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