lundi 8 juin 2009

UN PAS DE PLUS EST FRANCHI AU CREDIT AGRICOLE DE LA REUNION

Après avoir fait assigner 19 salariés au tribunal de grande instance pour entrave, injures et séquestration.
Après avoir fait assigner 5 salariés au tribunal correctionnel pour une soit-disant destruction de biens privés (un peu de ketchup dans 2 bacs à chèques).
La direction du Crédit Agricole vient de franchir un pas de plus dans la répression à l’encontre du personnel gréviste en convoquant notre délégué syndical à un entretien préalable ayant projet de licenciement pour faute lourde.
Ce dernier coup du directeur démontre son choix délibéré de mettre un terme à toute activité syndicale CFDT au sein du Crédit Agricole.

L’UIR-Cfdt mettra tout en œuvre pour contrer ces attaques incessantes contre l’exercice du droit syndical et soutiendra de manière forte et ferme tous les salariés qui ont choisi de défendre l’intérêt collectif des travailleurs.

L’UIR-Cfdt s’insurge contre les propos tenus par le Président du Crédit Agricole lors d’une audio conférence le 20 mai à 13 heures où pèle mêle il traite les grévistes de « cols blancs utilisant des méthodes de lutte de la classe ouvrière des meilleures années de la dictature du prolétariat » ou en encore «de salariés qui ressuscitent le Bolchevisme ». Ce texte de cinq pages est un appel à la haine entre ceux qui travaillent et les bénéficiaires de la solidarité nationale.

Il est vraisemblablement plus facile de parler de société réunionnaise cohérente et solidaire quand on a la bouche et les poches pleines.

Saint-Denis le 8 juin 2009

samedi 7 février 2009

Entretiens de Nicolas Sarkozy avec la presse : 90 minutes de « non événement » !

Pendant 1h30 le Président de la République s’est évertué à convaincre les téléspectateurs du bien fondé de ses choix politiques.
Sur le volet social, il « botte en touche » sur l’importance de la mobilisation des salariés le 29 janvier, il ne fait aucune allusion à la situation en Guadeloupe et en Martinique ; il réaffirme sa volonté de supprimer des postes dans la fonction publique, tout en faisant mine de s’apitoyer sur les conditions de travail du service public, notamment de l’éducation nationale.
Par ailleurs, il décide de rencontrer les organisations syndicales le 18 février, et trace d’entrée les contours de ses futures « propositions » :
- augmenter le taux d’indemnisation du chômage partiel
- augmenter les indemnisations de fin de CDD
Rien sur les salaires, à part le fait qu’il se refuse d’intervenir sur le seul SMIC car celui-ci ne concerne que 17% des salariés
Rien sur des accords de branche

En matière de pouvoir d’achat, il faudrait « aider les classes moyennes » en supprimant la 1ère tranche de l’IR et en augmentant les allocations familiales, et un « chèque emploi service » pour les personnes âgées.

Pour l’UIR-Cfdt ces déclarations ne sont en aucun à la hauteur des défis économiques et sociaux que doit relever la France, et à fortiori la Réunion, au moment où des pans entiers de l’économie sont fragilisés, où la précarité se développe, où le chômage repart où les protections sociales sont remises en cause par une mondialisation économique de moins en moins contrôlée.

L’UIR-Cfdt émet donc les plus grandes réserves sur la portée de telles annonces sur les attentes légitimes des travailleurs.

Le Secrétaire Général
Jean-Pierre RIVIERE