Pendant 1h30 le Président de la République s’est évertué à convaincre les téléspectateurs du bien fondé de ses choix politiques.
Sur le volet social, il « botte en touche » sur l’importance de la mobilisation des salariés le 29 janvier, il ne fait aucune allusion à la situation en Guadeloupe et en Martinique ; il réaffirme sa volonté de supprimer des postes dans la fonction publique, tout en faisant mine de s’apitoyer sur les conditions de travail du service public, notamment de l’éducation nationale.
Par ailleurs, il décide de rencontrer les organisations syndicales le 18 février, et trace d’entrée les contours de ses futures « propositions » :
- augmenter le taux d’indemnisation du chômage partiel
- augmenter les indemnisations de fin de CDD
Rien sur les salaires, à part le fait qu’il se refuse d’intervenir sur le seul SMIC car celui-ci ne concerne que 17% des salariés
Rien sur des accords de branche
En matière de pouvoir d’achat, il faudrait « aider les classes moyennes » en supprimant la 1ère tranche de l’IR et en augmentant les allocations familiales, et un « chèque emploi service » pour les personnes âgées.
Pour l’UIR-Cfdt ces déclarations ne sont en aucun à la hauteur des défis économiques et sociaux que doit relever la France, et à fortiori la Réunion, au moment où des pans entiers de l’économie sont fragilisés, où la précarité se développe, où le chômage repart où les protections sociales sont remises en cause par une mondialisation économique de moins en moins contrôlée.
L’UIR-Cfdt émet donc les plus grandes réserves sur la portée de telles annonces sur les attentes légitimes des travailleurs.
Le Secrétaire Général
Jean-Pierre RIVIERE
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