Après avoir fait assigner 19 salariés au tribunal de grande instance pour entrave, injures et séquestration.
Après avoir fait assigner 5 salariés au tribunal correctionnel pour une soit-disant destruction de biens privés (un peu de ketchup dans 2 bacs à chèques).
La direction du Crédit Agricole vient de franchir un pas de plus dans la répression à l’encontre du personnel gréviste en convoquant notre délégué syndical à un entretien préalable ayant projet de licenciement pour faute lourde.
Ce dernier coup du directeur démontre son choix délibéré de mettre un terme à toute activité syndicale CFDT au sein du Crédit Agricole.
L’UIR-Cfdt mettra tout en œuvre pour contrer ces attaques incessantes contre l’exercice du droit syndical et soutiendra de manière forte et ferme tous les salariés qui ont choisi de défendre l’intérêt collectif des travailleurs.
L’UIR-Cfdt s’insurge contre les propos tenus par le Président du Crédit Agricole lors d’une audio conférence le 20 mai à 13 heures où pèle mêle il traite les grévistes de « cols blancs utilisant des méthodes de lutte de la classe ouvrière des meilleures années de la dictature du prolétariat » ou en encore «de salariés qui ressuscitent le Bolchevisme ». Ce texte de cinq pages est un appel à la haine entre ceux qui travaillent et les bénéficiaires de la solidarité nationale.
Il est vraisemblablement plus facile de parler de société réunionnaise cohérente et solidaire quand on a la bouche et les poches pleines.
Saint-Denis le 8 juin 2009
lundi 8 juin 2009
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